Une espadrille est une chaussure souple, taillée le plus souvent dans des matières naturelles : toile, corde tressée pour la semelle, parfois un soupçon de caoutchouc sous le talon pour tenir la route sur le trottoir mouillé. Les modèles actuels jouent beaucoup sur les lacets, qui peuvent grimper très haut le long de la jambe. Une fois le pied glissé dedans, à vous de composer : lacets enroulés serré autour de la cheville, ou croisés jusqu’au mollet pour un rendu plus habillé.
Attacher les lacets autour des chevilles
Prenez une extrémité de lacet dans chaque main : celle qui pend côté droit de la chaussure va dans la main droite, celle de gauche dans la main gauche. Laissez un peu de mou, vous en aurez besoin pour les croiser sans tirer dessus.
Croisez les lacets devant votre cheville. Faites passer une main sur l’autre pour former une croix pile au niveau du pli, là où le pied forme un angle droit avec la jambe. Une fois la croix posée, ne serrez pas encore, laissez les lacets se placer naturellement.
Certains modèles s’en passent : si les lacets sortent déjà du centre du pied, inutile de les croiser devant avant de les remonter vers l’arrière de la cheville.
Reprenez un lacet dans chaque main. Penchez-vous, attrapez l’extrémité qui pointe vers la droite avec la main droite, celle qui pointe vers la gauche avec la main gauche. Tirez fermement, jusqu’à ce que les lacets épousent la peau sans la marquer.
Croisez les lacets derrière la cheville. Échangez-les d’une main à l’autre en passant derrière, juste dans l’axe de la croix formée à l’avant, puis resserrez.
Croisez de nouveau devant. Ramenez les lacets vers l’avant et croisez-les une seconde fois, directement au-dessus du premier croisement. Pour une bride plus large à la cheville, vous pouvez décaler légèrement cette croix vers le haut plutôt que de la superposer exactement.
Tirez suffisamment pour qu’un doigt ne passe plus entre le lacet et la cheville : c’est le repère le plus fiable pour juger du bon serrage, mieux qu’une longueur ou un nombre de tours.
Répétez le croisement autant de fois que nécessaire, chaque tour se plaçant juste au-dessus du précédent. Arrêtez-vous quand il ne reste que quelques centimètres de lacet, tout juste de quoi former un nœud.
La longueur restante dépend du nœud visé : comptez environ 15 cm pour un gros nœud bien visible, et moins de 7,5 cm si vous préférez un nœud discret.
Terminez par un nœud, devant ou derrière la jambe selon l’effet recherché. Ramenez le lacet une dernière fois autour de la jambe et, au lieu de croiser, nouez. À l’avant pour un rendu plus graphique, à l’arrière pour rester discret.
Si vous visiez un nœud devant mais qu’il ne vous reste du lacet que pour nouer derrière, il suffit de dérouler un peu les tours précédents pour récupérer la longueur manquante à l’avant.
Les mocassins pour femme
Choisir une paire de chaussures relève parfois du casse-tête tant l’offre s’est élargie ces dernières années. Entre modèles portés pour leur confort et modèles choisis pour compléter une tenue, difficile de s’y retrouver, d’autant que chaque type de chaussure a ses propres codes : comment le porter, comment l’entretenir, et parfois même comment l’attacher. C’est justement le cas de l’espadrille, un incontournable qui revient chaque saison pour son allure décontractée sans jamais sacrifier le confort. Bien nouée, elle prend une tout autre dimension : cette façon d’attacher les lacets lui est propre, on ne retrouverait pas le même effet en laçant une paire de sneakers montantes de la même manière.
L’espadrille reste un modèle décontracté mais habillé, historiquement plus porté du côté des hommes. Côté femmes, une alternative s’est imposée avec le temps : le mocassin femme. Ce modèle séduit pour son côté pratique au quotidien, celui d’une chaussure décontractée qu’on enfile sans y penser. Il se décline aujourd’hui dans de nombreuses matières, le cuir restant la référence la plus recherchée. On trouve aussi bien des mocassins à talon que des modèles plats, et côté confort, comptez quelques jours de rodage pour que le cuir s’assouplisse et épouse le pied comme une chaussure d’intérieur. Reste ensuite à choisir parmi les nombreuses marques qui proposent désormais leur version du mocassin femme, chacune avec sa coupe et ses finitions propres.